Épisode 2 — Ariane, courtière hypothécaire : du prêt A au prêt alternatif
En bref
Dans ce deuxième épisode du Déclic Hypothécaire, je reçois Ariane, courtière hypothécaire dans mon équipe chez Planiprêt. Elle partage son parcours atypique (évaluation immobilière, enseignement au collégial, restauration) et explique pourquoi le prêt alternatif est sa spécialité : des dossiers complexes où la banque a dit non et où il faut creuser pour trouver la bonne structure, avec une stratégie de sortie claire vers un prêteur régulier.
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Chapitres
- 00:00Introduction et présentation d'Ariane
- 00:37Le parcours atypique : passion immobilière depuis l'enfance
- 01:03Études en évaluation immobilière et prise de conscience
- 01:57Back office pour courtiers immobiliers pendant la Covid
- 03:03Le virage vers l'enseignement en 2022
- 04:16Formation en courtage hypothécaire
- 05:32Intégration dans l'équipe : prêt A et prêt alternatif
- 07:08Premier emploi et valeur du travail
- 08:43Voyages et études en Australie
- 09:31Le mindset du débutant et la curiosité
- 11:26La vision d'un bon courtier hypothécaire
- 13:19Les dossiers qui passionnent : sortir de la boîte
- 14:45L'importance des solutions sur mesure
- 17:05L'erreur la plus fréquente des acheteurs
- 18:25Les délais et la préparation documentaire
- 19:17Valeurs personnelles : famille, croissance, liberté
- 21:08Gérer l'équilibre travail et vie personnelle
- 23:18Conseil aux premiers acheteurs
- 25:16Conseil aux nouveaux courtiers hypothécaires
- 26:51Comment rejoindre Ariane
- 27:15Le déclic : de l'immeuble à l'humain
Qui est Ariane ?
Un parcours atypique : évaluation, enseignement, courtage
Ariane a construit son expertise en passant par des univers que peu de courtiers hypothécaires connaissent. Originaire de Sherbrooke, elle a d'abord complété un baccalauréat universitaire en évaluation immobilière, avant de réaliser que cette voie manquait du contact humain qu'elle recherchait. Elle a ensuite travaillé comme coordonnatrice pour des courtiers immobiliers pendant la Covid, où elle a vu le processus transactionnel de A à Z côté acheteur.
Depuis 2022, elle est chargée de cours au collégial pour les futurs courtiers immobiliers, où elle enseigne désormais deux cours : évaluation immobilière et mathématiques financières. Un détour par la restauration et la gestion événementielle, un déménagement à Montréal, puis la formation en courtage hypothécaire complètent le portrait.
Ariane, sur le mindset du débutant
Sa spécialité dans mon équipe : le prêt alternatif
Dans la structure de l'équipe, Ariane prend les dossiers de prêt alternatif, ces dossiers complexes où un prêteur régulier a refusé. Travailleurs autonomes avec revenus difficiles à documenter, cote de crédit temporairement affectée, ratios d'endettement plus élevés, propriétés atypiques : ce sont des situations qui exigent plus de temps, plus d'explications, et une stratégie de sortie vers un prêteur régulier sur 12 à 24 mois.
Ce qu'Ariane apporte à ces dossiers, c'est une qualité rare : elle rend compréhensible ce qui paraît intimidant. Son expérience d'enseignante se ressent dans chaque consultation.
Prêt A ou prêt alternatif : la vraie différence
Un prêt hypothécaire régulier (prêt A) est accordé par une grande institution à un emprunteur qui coche toutes les cases : cote de crédit au-dessus du seuil, revenus stables et vérifiables, ratios d'endettement dans les limites, test de résistance réussi. Le taux est publié, les conditions sont connues, le processus est standardisé.
Un prêt alternatif (prêt B ou privé) sert quand le dossier sort du cadre. Le taux est plus élevé, il y a des frais de courtage, le terme est plus court (souvent 1 an). Ce n'est jamais l'objectif final : c'est un pont qui permet à l'emprunteur de réaliser un projet important (achat, refinancement, consolidation) pendant qu'il stabilise sa situation. Le rôle du courtier est de bâtir dès le départ le plan pour retourner en prêt régulier.
Pour en savoir plus sur le travail en amont du dossier hypothécaire, consulte la page Préapprobation hypothécaire au Québec.
L'erreur #1 des acheteurs : ne pas poser assez de questions
Quand je demande à Ariane quelle est l'erreur la plus fréquente qu'elle voit, la réponse arrive sans hésitation : les acheteurs ne posent pas assez de questions.
Les hypothèques ont l'air simples, mais chaque détail compte : structure du prêt, type d'inscription (standard ou collatérale), privilèges de remboursement, portabilité en cas de vente, calcul de la pénalité (IRD ou 3 mois), marge réavançable ou non, fréquence de paiement accélérée, assurance prêteur versus assurance hypothécaire.
Un bon courtier hypothécaire va plus loin que la demande initiale. Si tu dis « je veux un terme de 5 ans au meilleur taux », il va te demander pourquoi. Es-tu serré budgétairement ? As-tu l'intention de déménager dans 3 ans ? Penses-tu faire des paiements anticipés ? Ces réponses changent complètement la recommandation.
Conseil d'Ariane aux premiers acheteurs
Ariane distingue deux profils de premiers acheteurs. Ceux pour qui c'est un projet de vie, planifié depuis longtemps : pour eux, il n'est jamais trop tôt pour aller chercher l'information. Beaucoup découvrent avec surprise qu'ils se qualifient plus facilement qu'ils le pensaient et achètent plus tôt que prévu.
Et ceux pour qui l'opportunité arrive comme un grain de sel dans leur journée : un propriétaire qui veut vendre à son locataire, un voisin qui offre son triplex, une succession familiale. Pour eux, le conseil est l'inverse : ralentir, prendre le temps de bien s'entourer, consulter les bons spécialistes avant de signer.
Dans les deux cas, le piège classique est d'aller directement à sa banque à la dernière minute, sous pression de délai. Un courtier hypothécaire accompagne le dossier dès le départ, pas seulement à la signature.
Les délais hypothécaires : là où tout se joue
La condition de financement dans une offre d'achat est typiquement de 10 à 14 jours. Pourtant, beaucoup d'acheteurs attendent l'inspection, ou d'avoir rassemblé tous leurs documents, avant de déposer le dossier hypothécaire. Résultat : le temps de réaction du prêteur (qui peut aller de 24 heures à 15 jours selon l'institution et la complexité) est compressé, et les conditions tombent à la dernière minute.
La bonne séquence : obtenir sa préapprobation hypothécaire avant de magasiner, et déposer le dossier de financement complet le jour même de l'acceptation de l'offre d'achat. C'est ce qui permet au courtier d'être réactif aux demandes du prêteur et de livrer à temps.
Les valeurs qui guident Ariane au quotidien
Quand je demande à Ariane sa valeur première, elle répond : la famille et la communauté. Toutes les autres (la croissance personnelle, la liberté de temps, la curiosité) sont au service de celle-là. C'est ce qui la pousse à bloquer des moments dédiés aux proches, téléphone de côté, tout en restant disponible pour ses clients en dehors de ces plages.
Son déclic professionnel ? Ce n'est pas la propriété elle-même qui la passionne. C'est la sécurité qu'une propriété apporte à la personne qui vit dedans, son histoire, sa famille. C'est pour ça qu'elle est arrivée au courtage hypothécaire : pour travailler dans l'intangible de ce qu'on met en place pour les gens.
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Que tu sois premier acheteur, travailleur autonome avec revenus variables, ou dans une situation qui sort du cadre standard, on trouve la bonne structure. Consultation gratuite et sans engagement.
Transcription complète de l'épisode
Alexandre : Bonjour, mon nom est Alexandre Lapointe. Je suis courtier hypothécaire spécialisé avec la Manoeuvre Smith et l'optimisation hypothécaire, donc la mise à part de l'argent pour les travailleurs autonomes (MAPA) et la mise à part locative pour les propriétaires d'immeubles locatifs (MAPAL). Aujourd'hui, j'ai la chance d'accueillir Ariane, qui est jeune courtière mais remplie d'expérience en immobilier. Elle va nous expliquer son parcours. Bienvenue.
Ariane : Merci. Je suis vraiment contente d'être ici avec toi. Au Baristello en plus ! Un beau petit café, je le recommande.
[00:37 — 01:27] Parcours atypique, passion pour l'immobilierAlexandre : Explique-moi ton parcours.
Ariane : J'ai un parcours atypique. Depuis que je suis jeune, j'ai une passion pour l'immobilier. Je me souviens, quand j'étais jeune, ma mère me laissait dans les entrées d'épicerie avec les revues Remax, je pouvais passer des heures à feuilleter. Ça m'a pris quelques années à comprendre que ce n'était pas nécessairement les vieilles pierres. J'aime l'esthétisme, mais c'était vraiment plus l'émotion et le sentiment de sécurité qui viennent avec une propriété. Mon parcours universitaire, c'était en évaluation immobilière.
[01:27 — 02:23] De l'évaluation au courtage immobilierAriane : À la fin de mes études, je me suis rendu compte que cette voie-là manquait un peu de contact humain, que j'avais besoin d'avoir plus d'impact sur la vie des gens, que je voulais partager et continuer à développer mes connaissances dans l'échange avec l'humain. Je me suis mise à travailler avec des courtiers immobiliers, vraiment plus dans la mise en marché, pour bien saisir le système dans lequel on vivait, en grand changement à l'époque parce que c'était pendant la Covid.
[02:23 — 03:37] Back office agence immobilière et virage vers l'enseignementAriane : Je faisais le back office pour une agence. Les mises en marché, coordonner avec les autres experts (notaires, inspecteurs), parler aux clients : « on dépose une offre, elle est rendue où ? ». J'ai vu le processus de A à Z côté acheteur. Je fonctionne par projet, dans toutes les opportunités. Un jour, j'ai reçu un courriel d'un collège de Sherbrooke qui cherchait un chargé de cours pour le cours d'évaluation immobilière pour les futurs courtiers immobiliers. Je me suis dit : c'est tout à fait moi. Je connais le day-to-day des courtiers, j'ai un background en évaluation. J'ai commencé à enseigner en 2022. Récemment, j'ai ajouté le cours de mathématiques financières. J'enseigne maintenant deux cours.
[03:57 — 04:48] Formation en courtage hypothécaireAriane : Tout l'aspect vente du courtage immobilier me rejoint moins. Je ne suis pas une très grande vendeuse.
Alexandre : Tu aimes plus expliquer les concepts.
Ariane : Oui, j'aime expliquer, je suis très pédagogue, je suis bonne pour entendre les besoins des gens. C'est là que j'ai commencé le cours en courtage hypothécaire. J'ai fait ma formation. Je suis super autodidacte, j'ai même fait l'université à distance bien avant la Covid.
[04:48 — 05:32] Restauration, Montréal, retour au courtageAriane : Je suis retournée en restauration côté logistique, événementiel, management. J'avais des projets d'ouvrir un restaurant. Finalement j'ai déménagé à Montréal, d'autres aventures ont suivi. Puis une porte s'est ouverte, j'ai eu la chance de faire mon stage. Vu que j'avais déjà ma formation en courtage hypothécaire, c'était le moment. Commencer en courtage hypothécaire, il faut avoir les reins solides, il faut beaucoup de travail avant que ça soit récompensé.
[05:32 — 06:11] Intégration dans l'équipe et spécialisation en prêt alternatifAlexandre : Maintenant tu es dans notre équipe. Tu fais du prêt A, mais aussi avec moi tu fais du prêt alternatif.
Ariane : Oui. Le prêt alternatif me rejoint vraiment. C'est un privilège l'accès à l'information dans la société où on vit. Si je peux partager ça avec des gens qui n'ont pas nécessairement cet espoir-là, ou pour qui c'est plus difficile, j'ai l'impression de participer à ma communauté.
[06:11 — 07:08] Une stratégie de sortie, pas juste une transactionAlexandre : Dans un prêteur alternatif, c'est plus difficile d'avoir un financement. Les gens peuvent être en détresse. Tu es là pour bien expliquer les concepts, bien expliquer le produit, et surtout les aider à sortir. Tu fais une solution de sortie pour les ramener dans un prêteur régulier par la suite.
Ariane : C'est ça aussi que j'essaie d'amener : la pérennité. On est au point A, ce n'est peut-être pas le point où tu voulais être, mais voici comment, avec ce qu'on a entre les mains, on t'amène plus loin dans le futur, vers une meilleure santé financière.
[07:08 — 09:07] Premier emploi, responsabilité, AustralieAriane : Mon premier emploi, c'était au Subway. J'ai toujours été travaillante, j'aimais être occupée. J'avais menti sur mon âge, j'avais 14 ans et il en fallait 15. J'ai tiré ça 6 mois jusqu'à avoir l'âge requis. Ça m'a appris la responsabilité, barrer la porte à la sortie, la charge d'un commerce. Début vingtaine, j'ai beaucoup voyagé, j'ai habité deux ans en Australie et j'y ai étudié en administration.
[09:07 — 09:57] Flexibilité, adaptation, mindset du débutantAriane : La restauration m'a apporté la flexibilité, la capacité à s'adapter à n'importe quelle situation. C'est pareil dans notre travail : chaque journée est nouvelle, il faut s'adapter aux clients, aux prêteurs, aux nouvelles règles. Et il faut rester avec un mindset de débutant — pas dans le sens qu'on n'a pas d'expérience, mais dans le sens qu'on reste curieux. Le jour où tu arrêtes d'apprendre, ton volume va changer aussi, et tu seras moins pertinent pour ton client.
[10:40 — 11:26] Enseignement et courtage en parallèleAlexandre : Tu continues l'enseignement en parallèle ?
Ariane : Oui, une session de début août à février. Pour l'instant, je suis en pause de l'enseignement et je suis à 100 pour cent dans le courtage.
[11:26 — 13:19] La vision d'un bon courtierAlexandre : Pour toi, c'est quoi un bon courtier ?
Ariane : Quelqu'un à l'écoute, curieux, actuel. Tous les clients arrivent en disant « je veux le meilleur taux ». Mais qu'est-ce qu'on peut déconstruire en arrière de ça ? Est-ce que tu veux le meilleur taux parce que tu es serré dans ton budget et que tu veux plus d'espace ? Ou parce que tu veux le plus petit budget pour faire des paiements anticipés, payer plus de capital, investir dans le futur ? C'est quoi ton plan ? Il faut écouter, bien saisir le client, bien saisir sa situation, et comment elle va évoluer dans le temps.
[13:19 — 14:45] Les dossiers qui passionnentAlexandre : C'est quoi les dossiers qui te passionnent le plus ?
Ariane : Peu importe si c'est prêt A ou alternatif, ce sont les dossiers où il faut se creuser la tête. Pas linéaires : plusieurs paramètres, il faut trouver le produit, le prêteur, et la meilleure option pour le client. Ça, c'est ce qui me passionne.
[14:45 — 15:00] Sortir de la boîteAriane : Le client arrive en disant « je veux mon hypothèque sur 30 ans au meilleur taux ». Mais en creusant, tu te rends compte qu'il ne veut pas garder la propriété 30 ans. Il a d'autres projets. Alors comment trouver une structure qui va bien évoluer ? Tu vas plus loin que sa propre demande. C'est ça qui fait la force des courtiers.
[15:00 — 17:05] Les dossiers de dernière minuteAlexandre : Chez moi, des courtiers immobiliers m'appellent à la dernière minute : « mon client est allé à sa banque, ça n'a pas fonctionné, on a 3 jours ». Presque à chaque coup, on trouve une solution. Tu as des dossiers comme ça en tête ?
Ariane : Je pense surtout aux clients qui se retrouvent dans un endroit où ils ne pensaient pas être — un malheur est arrivé, une situation est survenue. Et que je réussis à les sortir de là.
[17:05 — 18:25] L'erreur la plus fréquenteAlexandre : Selon toi, c'est quoi l'erreur la plus fréquente qu'un acheteur va faire ?
Ariane : Ne pas poser assez de questions. Les hypothèques sont complexes. Ça semble simple, mais c'est compliqué. C'est pour ça qu'il faut être accompagné par des professionnels. Les acheteurs ne posent pas assez de questions et se retrouvent à dire : « je n'ai pas pensé à ça ». Pour que ça soit simple, il faut bien comprendre.
[18:25 — 19:17] Les délais et la préparationAlexandre : Souvent, l'erreur c'est qu'ils attendent trop longtemps. Ils pensent que la banque donne l'approbation en quelques minutes, mais il y a des délais — de 24 heures à 15 jours selon le prêteur. Même la lettre d'emploi, ils l'attendent après l'acceptation de la promesse d'achat. Si tu sais que tu es actif sur le marché, prends de l'avance. Vérifier tout le temps le processus : ce n'est pas parce que tu envoies le document que dans 5 minutes tu as ta réponse. La décision finale ne dépend pas de nous.
[19:17 — 21:08] Valeurs personnelles : famille, croissance, liberté de tempsAriane : Ma valeur première, c'est la famille au sens large : mes proches, collègues, voisins, amis, famille. Pour que cette valeur prime, toutes les autres sont importantes aussi : la croissance, pour être la meilleure version de moi avec eux, et la liberté de temps. C'est un cercle. C'est facile de se perdre, parce qu'on peut répondre à l'infini à des clients. Ça n'a jamais de fin, si tu ne prends pas le temps de te faire une structure.
[21:08 — 23:18] Équilibre travail-vie personnelleAriane : Mon chum et moi, on se dit qu'on a des horaires de ministre. Il est super occupé, moi aussi. C'est important de bloquer des moments. Quand je suis avec mes amis, ma famille ou mon conjoint, mon cell, je le laisse. S'il y a une urgence, elle va être aussi urgente dans une heure. Je ne sauve pas des vies, je ne suis pas chirurgienne. L'astuce c'est : quand tu es là, tu es à 100 pour cent pour tes clients ; quand tu es en famille, tu es à 100 pour cent pour eux. Si j'arrive stressée, fatiguée, le client va le ressentir.
[23:18 — 25:16] Conseil aux premiers acheteursAriane : Il y a deux types de premiers acheteurs. Le premier, c'est un projet de vie, ça fait longtemps qu'ils y pensent. Mon conseil : il n'est jamais trop tôt pour aller chercher l'information. Tu pourrais être surpris par la porte qui s'ouvre. Le deuxième, c'est l'opportunité qui arrive comme un grain de sel — le voisin, le propriétaire qui veut vendre, in extremis. Mon conseil : prends le temps de bien t'entourer, d'aller chercher des spécialistes, des conseils. Ça revient toujours à ça.
[25:16 — 26:51] Conseil aux nouveaux courtiersAriane : Ce que j'aurais aimé savoir avant de commencer ? Dans mes études, la littératie était plus sur le savoir-faire que sur le savoir-être, la stratégie et la structure de prêt. Il y a aussi toutes les tâches connexes dans le quotidien du courtier. Et toutes les connaissances pour structurer un prêt différemment, pour que le prêt travaille pour nous et non le contraire. Il y a tellement de courtiers, personne ne fait exactement la même chose.
[26:51 — 27:37] Comment rejoindre ArianeAlexandre : Comment les gens peuvent te rejoindre ?
Ariane : Je suis très téléphone. Appelez-moi ou envoyez-moi un texto. J'aime parler pour bien lire les besoins.
[27:37 — 28:08] Le déclicAriane : Mon déclic, c'est quand j'ai compris que ce n'est pas l'immeuble qui me passionne, c'est le côté sécurité. C'est l'histoire de vie de la personne qui va vivre dedans. Je veux être là, dans l'intangible de ce qu'on met en place.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre un prêt hypothécaire A et un prêt alternatif au Québec ?
Un prêt hypothécaire A est un prêt régulier accordé par les grandes institutions financières à des emprunteurs qui respectent tous les critères standards (cote de crédit, ratios d'endettement, revenu stable et vérifiable, test de résistance). Un prêt alternatif, aussi appelé prêt B ou privé, s'adresse aux emprunteurs dont le dossier sort du cadre normal : travailleur autonome avec revenus difficiles à documenter, cote de crédit temporairement affectée, ratios d'endettement plus élevés, ou propriété atypique. Le prêt alternatif comporte habituellement un taux plus élevé, des frais de courtage et une durée plus courte. L'objectif est presque toujours de retourner en prêt régulier après 12 à 24 mois une fois la situation stabilisée.
Comment sortir d'un prêt alternatif pour retourner vers un prêteur régulier ?
La stratégie de sortie se planifie dès le début du prêt alternatif. Les étapes typiques sont : rétablir la cote de crédit (paiements à temps, réduction du solde des cartes sous 30 pour cent de la limite), documenter les revenus sur au moins 12 à 24 mois selon la situation, accumuler de l'équité par les paiements et l'appréciation, puis magasiner un refinancement en prêt régulier à l'approche de la fin du terme. Un bon courtier hypothécaire suit son client pendant toute la durée du prêt alternatif pour orchestrer ce retour en prêt A au bon moment.
Pourquoi le taux hypothécaire le plus bas n'est-il pas toujours la meilleure option ?
Un taux bas peut s'accompagner de conditions restrictives qui coûtent beaucoup plus cher à long terme : pénalité de remboursement anticipé calculée sur le différentiel de taux (qui peut atteindre plusieurs milliers de dollars), hypothèque non transférable en cas de vente, restrictions sur les privilèges de remboursement forfaitaire, absence de marge réavançable pour la Manoeuvre Smith, ou charge collatérale qui complique un transfert ultérieur. Un courtier hypothécaire analyse l'ensemble des conditions, pas juste le chiffre en vitrine.
Quelle est l'erreur la plus fréquente des acheteurs hypothécaires au Québec ?
Selon Ariane, courtière hypothécaire chez Planiprêt, l'erreur la plus fréquente est de ne pas poser assez de questions. Les hypothèques paraissent simples mais comportent de nombreuses subtilités : structure du prêt, type d'inscription (standard ou collatérale), privilèges de remboursement, portabilité, pénalité de remboursement anticipé, marge réavançable, fréquence de paiement accélérée, assurance prêteur versus assurance hypothécaire. Un bon accompagnement consiste à poser les questions que le client ne sait même pas qu'il devrait poser.
Quand un premier acheteur devrait-il commencer à s'informer sur l'hypothèque ?
Il n'est jamais trop tôt. Un premier acheteur qui consulte un courtier hypothécaire 12 à 24 mois avant son achat peut optimiser son dossier : rétablir ou améliorer sa cote de crédit, structurer ses placements CELIAPP et RAP, planifier sa mise de fonds, éviter des achats de crédit qui vont plomber ses ratios, et comprendre sa vraie capacité d'emprunt avant de magasiner. Plusieurs premiers acheteurs sont surpris de leur qualification et achètent plus tôt que prévu après une première consultation.
Pourquoi certains dossiers hypothécaires sont refusés par la banque et acceptés par un courtier ?
Une banque n'a accès qu'à ses propres produits et ses propres critères internes. Un courtier hypothécaire a accès à plus de 40 prêteurs avec des politiques différentes : prêteurs monolignes (Manulife, MCAP, First National), banques traditionnelles (BNC, Scotia), caisses et prêteurs alternatifs (Home Trust, Equitable Bank, CMLS). Un dossier refusé chez une institution peut parfaitement correspondre aux critères d'une autre. Le courtier connaît ces politiques et dirige le dossier vers le prêteur qui a le meilleur appariement.
Qui est Ariane dans l'équipe d'Alexandre Lapointe chez Planiprêt ?
Ariane est courtière hypothécaire chez Planiprêt dans l'équipe d'Alexandre Lapointe. Elle détient une formation universitaire en évaluation immobilière et enseigne au collégial depuis 2022 les cours d'évaluation et de mathématiques financières pour les futurs courtiers immobiliers. Elle se spécialise dans les dossiers de prêt alternatif, où sa pédagogie et son écoute permettent d'accompagner des emprunteurs dans des situations complexes, avec une stratégie de sortie claire vers un prêteur régulier.
Combien de temps faut-il prévoir entre une offre d'achat acceptée et l'approbation hypothécaire finale ?
La réponse initiale d'un prêteur peut prendre de 24 heures à 15 jours selon le prêteur et la complexité du dossier. La condition de financement standard dans une offre d'achat est de 10 à 14 jours. L'erreur fréquente est d'attendre la fin de l'inspection ou d'autres étapes avant de déposer le dossier hypothécaire, ce qui comprime les délais. La bonne pratique : obtenir sa préapprobation avant de commencer à magasiner, et déposer le dossier de financement le jour même de l'acceptation de l'offre d'achat.